11/03/2024

CDS : CROISSANCE POUR L’HÔTELLERIE D’AFFAIRES EN 2023, QUID DE L’EFFET JO

Le baromètre de l'hôtellerie d'affaires présenté par CDS Groupe montre une croissance généralisée en Europe en 2023, l'Allemagne étant en retrait de cette dynamique. En attendant 2024 et l'effet JO à Paris, un casse-tête pour les travel managers.

Paris et Londres en tête : les traditionnelles locomotives de l’hôtellerie européenne ont retrouvé tout leur pouvoir d’attraction auprès des voyageurs, qu’ils soient touristes de passage ou professionnels en déplacement. Dans ces deux villes, comme d’ailleurs un peu partout à travers la France et l’Europe, la conjonction des deux clientèles tire vers le haut la fréquentation des hôtels identifiés comme affaires par CDS Groupe pour son 3e baromètre de l’hôtellerie d’affaires, réalisé en partenariat avec MKG Consulting. C’est-à-dire des établissements identifiés par les deux partenaires pour avoir un mix de clients corporate et loisirs.

Si l’occupation des hôtels business frôle ou dépasse les 80% dans les capitales britannique et française, elle est aussi en nette progression à Amsterdam, Barcelone et Lisbonne, la fréquentation moyenne dépassant dans toutes ses métropoles les 75% sur l’année 2023. Londres Heathrow, Paris CDG, Amsterdam Schiphol, Madrid Barajas : les grandes portes d’entrée de toutes ces villes profitent pleinement de cette tendance.

Le Voyage d'Affaires, acteur des bons résultats de l'hôtellerie

Cette progression des taux d’occupation se voit aussi, mais à un degré moindre, en Allemagne. Dépendantes des foires et salons, pénalisées par une économie en berne et une attractivité touristique moins élevée, les villes allemandes ne bénéficient pas de la même dynamique. Bien moins par exemple que les métropoles françaises comme Bordeaux, Lyon, Marseille, Nice ou Strasbourg qui affichent pour la plupart des taux d’occupation supérieurs à 70%, tandis qu’à part Berlin et Munich, la fréquentation tourne autour des 60% outre Rhin.

En conséquence de quoi, la hausse des tarifs est moins élevée en Allemagne qu’ailleurs en Europe, voire quasi nulle à Francfort et Munich. Car c’est aussi l’autre enseignement du baromètre : la croissance tarifaire s’est poursuivie en 2023, poussée autant par des coûts plus élevés du côté des hôteliers que portée par l’effet d’entraînement du tourisme de loisirs. « Le dynamisme de la clientèle loisirs affecte la disponibilité des chambres et se répercute inévitablement sur les prix corporate« , note l’étude de CDS Groupe.

Les villes allemandes mises à part, la hausse du prix moyen corporate, petit déjeuner compris, est sensible dans la plupart des grandes métropoles, s’établissant dans une fourchette comprise entre 8% et 15%. En ce qui concerne la France, le prix moyen de la nuitée corporate, de 130€, a augmenté de 8 % en 2023, contre +19 % en 2022. Si le rythme de progression tend à se ralentir, les entreprises devraient encore ressentir cette pression tarifaire en 2024, en tout cas en France avec les Jeux Olympiques de Paris à l’été.

Les JO, casse-tête pour les travel managers

« Si les hôteliers s’en réjouissent, les voyageurs d’affaires pourraient en pâtir« , souligne l’étude, pour laquelle l’effet JO se présente comme la quadrature du cercle pour les travel managers, entre consignes de télétravail, éventuels reports des déplacements en juillet en juin et à l’automne, des périodes habituellement déjà très chargées.

Embouteillage en vue ? Risque de prix en explosion ? Selon Ziad Minkara, PDG de CDS Groupe, « 2024 devrait se présenter comme scindée en deux pour ce qui concerne les prix hôteliers corporate, avec une légère inflation en voie de stabilisation (2-3 %) au premier semestre et un deuxième semestre plus incertain qui dépendra des négociations tarifaires lancées par les entreprises au 1er semestre« .

Selon CDS Groupe, la croissance des prix corporate devrait se situer autour de 5% à 6 % en France en 2024, « mais avec de forts contrastes locaux« . Un sujet sensible que le spécialiste de la réservation hôtelière d’affaires va observer étroitement en ajoutant à son observatoire mensuel une étude dédiée à l’évolution des taux de réservations durant la période olympique.

Source www.voyages-d-affaires.com

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    Source : https://www.voyages-d-affaires.com/

     

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    Le groupe Accor peut compter sur un renfort de poids pour accélérer le développement de l’emblématique marque Orient Express : LVMH. Le leader mondial du luxe vient en effet de s’associer au renouveau de ce nom mythique du monde du voyage, relancé par l’hôtelier français à travers la création d’hôtels de prestige, d’une nouvelle génération de trains de luxe et de voiliers ultra VIP, baptisés Orient Express Silentseas.

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    Pour aller plus loin, LVMH a conclu avec Accor un investissement stratégique – dont le montant n’a pas été dévoilé – dans la marque Orient Express, la société opérant les futurs hôtels et trains ainsi que dans l’entité propriétaire des deux voiliers. Pour cette dernière activité, un troisième partenaire est également recherché en parallèle. « Aujourd’hui, avec LVMH, Orient Express ouvre un nouveau chapitre de cette formidable aventure avec l’ambition d’explorer de nouveaux horizons et d’incarner, l’audace et la passion créative qui nous animent », a déclaré Sébastien Bazin, PDG du groupe Accor, Bernard Arnault, le patron de LVMH assurant de son côté que « chacun de nos groupes apportera le meilleur de ses savoir-faire pour porter Orient Express au sommet de l’art de recevoir ».

    Outre des moyens financiers, LVMH apporte son savoir-faire unique dans les produits et services de haute qualité, notamment dans l’univers du voyage. Car LVMH dispose aussi d’une offre similaire depuis l’acquisition en 2018 du groupe Belmond, comptant des trains de luxe, notamment le Venise Simplon-Orient-Express et le Royal Scotsman, et une trentaine d’hôtels parmi les plus luxueux au monde tels le Cipriani à Venise ou le Copacabana Palace à Rio. Un groupe Belmond connu jusqu’en 2014 sous le nom… d’Orient Express ! Il disposait en effet d’un accord de licence de long terme avec la SNCF, avant que la compagnie ferroviaire ne reprenne ses droits, se tourne vers Accor en 2017 pour relancer la marque, qui sera définitivement rachetée par l’hôtelier français en 2022.

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    Source : https://www.voyages-d-affaires.com/

  • AMENDES ET REMBOURSEMENTS RECORDS POUR LES COMPAGNIES AERIENNES AUX ETATS-UNIS
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    Le Département des Transports américain a forcé la main aux compagnies aériennes refusant de rembourser les passagers pour des vols annulés durant le Covid.

    Depuis quelque temps, l’administration américaine a durci le ton envers les compagnies aériennes – américaines ou internationales – qui traînent des pieds depuis des mois, voire des années, pour rembourser les passagers des vols annulés pendant la période Covid. Une démarche des transporteurs d’autant plus surprenante qu’ils engrangent des bénéfices records depuis la fin de la pandémie.

    Le Department of Transportation (DOT) a, selon l’administration Biden, infligé un niveau d’amendes historique aux compagnies aériennes, supervisant le retour de près de 4 milliards de dollars de remboursements dus aux passagers, dont plus de 600 millions de dollars pour les voyageurs touchés par la débâcle de Southwest Airlines pendant l’été 2022. Dans le même temps, le DOT a infligé plus de 166 millions de dollars de pénalités aux compagnies aériennes pour violation des règles de protection des consommateurs.

     
     

    Et les actions punitives contre les compagnies qui ne respectent pas leurs engagements continuent. Cloués récemment au pilori, on trouve les compagnies KLM, Lufthansa et South African Airways. Les trois transporteurs doivent toujours quelque 900 millions de dollars de remboursement et sont condamnées à des amendes de 2,5 millions de dollars. Dans le détail, Lufthansa doit 775 millions de dollars de remboursements aux passagers et 1,1 million de dollars d’amende. KLM a 113,3 millions d’arriérés en suspens, plus une amende de 1,1 million. Enfin, SAA fait traîner le remboursement de 15,2 millions de dollars et doit s’acquitter d’une amende de 300 000 dollars.

    La bataille du DOT pour les droits des voyageurs sur le sol américain continue de prendre de l’ampleur. Le lancement d’une grille des droits des passagers et des compensations accordées est accessible sous le site FlightRights.gov. Ce site a eu des résultats.  Aujourd’hui, les dix principales compagnies aériennes américaines garantissent le changement de réservation et les repas gratuits. Neuf d’entre elles garantissent un hébergement à l’hôtel lors d’un retard ou d’une annulation importants. Le taux d’annulation est ainsi tombé l’an passé à 1,2%. Le chiffre le plus bas depuis une décennie.

    Enfin, le DOT vient d’annoncer durcir les mesures contre les frais surprises des compagnies. Il exige des compagnies aériennes qu’elles remboursent automatiquement les passagers affectés par des taxes surprises et qu’elles les démantèlent. Des règles qui permettront aux consommateurs d’économiser plus d’un demi-milliard de dollars chaque année en frais cachés. Ces dispositions sur les remboursements des compagnies aériennes sont devenues loi en 2024 et promulguées le 16 mai dernier.

    Source : https://www.voyages-d-affaires.com/

  • GREVE DES CONTROLEURS AERIENS : LE TRAFIC TRES PERTURBE, 70 % DES VOLS ANNULES SAMEDI A L'AEROPORT D'ORLY
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    Un des principaux syndicats des contrôleurs aériens a lancé un appel à la grève samedi 25 mai 2024. Conséquences : 70 % des vols sont annulés à Paris - Orly.

    Le trafic aérien sera très perturbé samedi 25 mai 2024. En raison d’une grève lancée par le syndicat des contrôleurs aériens Unsa-Icna, la Direction générale de l’Aviation civile (DGAC) a demandé aux compagnies aériennes d’annuler préventivement 70% des vols à Paris-Orly, a annoncé l’AFP.

    D’après les informations de BFM TV, les vols à destination des outre-mer ne sont pas concernés en raison de la « continuité territoriale ». De son côté, les Aéroports de Paris invitent les voyageurs à vérifier « l’actualité » de leur vol auprès de leur compagnie aérienne avant de venir à l’aéroport.

    À travers ce mouvement social, le syndicat souhaite obtenir l’augmentation du nombre d’aiguilleurs du ciel. Une revendication qui n’avait pas été prise en compte lors de la signature d’un accord pris à la fin du mois d’avril entre la DGAC et le SNCTA, un autre syndicat.

    Source : https://actu.fr/

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