Réduire nos émissions carbone, préserver les ressources et anticiper les effets du changement climatique.
Chez SNCF Voyageurs, ces enjeux se traduisent par des actions concrètes menées au quotidien sur nos trains, dans nos technicentres et sur l'ensemble de nos sites.
Tour d'horizon de quelques initiatives qui contribuent à atténuer notre empreinte environnementale tout en préparant l'avenir.
Atténuer notre empreinte environnementale
Conduire mieux pour consommer moins
L'écoconduite ne date pas d'hier.
Ses premiers principes étaient déjà appliqués dès les années 1930.
À l'époque, les conducteurs étaient sensibilisés à ce que l'on appelait la conduite au profil.
Ils connaissaient parfaitement les itinéraires afin d'adapter leur conduite aux montées et aux descentes pour économiser l'énergie.
Près d'un siècle plus tard, cette expertise reste plus que jamais essentielle.
La traction représente en effet environ 90 % de la consommation énergétique de SNCF Voyageurs, faisant de l'écoconduite un levier majeur de performance énergétique.
C'est pourquoi tous les conducteurs sont formés à cette pratique.
Le principe consiste à adapter la conduite en fonction de la ligne afin de consommer moins d'énergie.
Concrètement, le conducteur tire parti des descentes pour laisser le train avancer sur son élan et utilise l'énergie ainsi économisée pour aborder plus efficacement les montées.
Nous utilisons un outil qui nous permet de nous appuyer sur des éléments précieux en indiquant la vitesse optimale à adopter afin de répartir l'effort de traction au plus juste besoin, tout en garantissant la ponctualité du train.
Grâce à cet outil jusqu'à 10 % d'énergie sont économisés, mais cela représente aussi moins d'usure du matériel, moins de coûts de maintenance et davantage de confort pour les voyageurs.
Des TGV plus aérodynamiques
Après deux ans et demi de développement, une nouvelle étrave aérodynamique a été installée en test sur une rame TGV à deux niveaux.
Cette évolution permet de réduire la prise au vent sous le nez des motrices et poursuit un objectif simple qui est de consommer moins d'énergie.
Les gains attendus sont significatifs afin d'éviter l'émission de 537 tonnes de CO₂ par an tout en réalisant près de 560 000 € d'économies énergétiques.
Cette nouvelle étrave présente également une meilleure résistance aux chocs légers, permettant de réduire d'environ 30 % le nombre d'étraves remplacées.
L'objectif est de déployer progressivement cette évolution sur 95 % du parc TGV à deux niveaux d'ici 2028.
Préserver la ressource en eau
Les technicentres de maintenance sont également les principaux consommateurs d'eau.
Les fuites, les opérations de lavage du matériel roulant, le nettoyage des installations ou encore les usages sanitaires constituent les principaux postes de consommation.
Pour développer la sobriété hydrique, plusieurs actions sont mises en œuvre :
Un plan de réduction des consommations
Des mesures spécifiques sur les sites concernés par des arrêtés sécheresse
La sensibilisation des collaborateurs aux bonnes pratiques
Parmi ces initiatives, nous expérimentons actuellement une solution de nettoyage à sec des rames TGV.
Cette innovation pourrait réduire de plus de 80 % la consommation d'eau nécessaire au nettoyage extérieur des trains, en passant d'environ 4 000 litres d'eau pour un nettoyage classique à seulement 15 litres.
Au-delà des économies d'eau réalisées, cette technologie permet également de limiter les rejets aqueux dans l'environnement et d'assurer la continuité des opérations de nettoyage.
En 2023, SNCF Voyageurs a consommé plus d'un million de mètres cubes d'eau, soit 37 % de la consommation totale du Groupe SNCF.
L'objectif est de réduire cette consommation de 25 % d'ici 2035.
S'adapter aux aléas climatiques
Réduire notre empreinte environnementale est indispensable.
Mais il est tout aussi essentiel de préparer dès aujourd'hui nos activités aux conséquences du changement climatique.
Les projections annoncent un réchauffement pouvant atteindre +4°C d'ici 2100.
Tempêtes, inondations, épisodes de grêle ou vagues de chaleur devraient devenir plus fréquents et plus intenses.
Face à ces évolutions, nous agissons pour développer un modèle de transport plus résilient.
Préparer nos sites aux conditions climatiques de demain
Face à des phénomènes climatiques appelés à devenir plus fréquents et plus intenses, nous agissons pour renforcer la résilience de ses technicentres.
Cela passe par l'identification des risques de vulnérabilité grâce à la méthode OCARA, dont bénéficient aujourd'hui 100 % des technicentres, mais aussi par la mise en place de solutions concrètes pour protéger les bâtiments, les stocks et les équipements sensibles.
Toitures anti-grêle, dispositifs anti-inondation, protection des espaces extérieurs ou encore amélioration du confort thermique des bâtiments avec des toits peints en blanc : autant d'actions qui permettent d'anticiper les impacts du changement climatique.
Cette démarche s'accompagne également d'une meilleure gestion des ressources, avec notamment l'installation d'ombrières photovoltaïques ou le recyclage de l'eau issue des installations de lavage.
Une logique d'anticipation désormais intégrée dès la conception des projets puisque 100 % des nouveaux projets prennent en compte des critères d'adaptation au changement climatique.
Protéger les collaborateurs et les voyageurs
L'adaptation concerne également les femmes et les hommes qui font vivre le ferroviaire au quotidien.
Des équipements de protection individuelle rafraîchissants sont progressivement déployés afin de sécuriser les conditions de travail lors des épisodes de fortes chaleurs.
Parallèlement, des dispositifs comme le Plan Canicule permettent d'assurer la prise en charge des voyageurs lorsque les conditions climatiques deviennent plus difficiles.
Parce qu'un transport durable est aussi un transport capable de faire face aux défis de demain, SNCF Voyageurs se prépare dès aujourd'hui aux nouvelles réalités climatiques.
Source : sncf.feria

