La mise en place des horaires d'été IATA dans le transport aérien se traduit par une certaine normalisation du programme des compagnies du Golfe. Sans pour l'instant atteindre le réseau et les fréquences d'avant la guerre.
Si la situation géopolitique dans le Golfe reste toujours aussi incertaine, il semblerait que le transport aérien dans la région commence à retrouver une allure « plus normale ».
Les aéroports de la région n’apparaissent plus, du moins pour le moment, comme des cibles privilégiées des drones iraniens. En parallèle, les autorités de l’aviation civile des Emirats Arabes Unis et du Qatar ont mis en place des systèmes de surveillance plus performants qui permettent de garantir à la fois les mouvements d’avion sur les différents aéroports ainsi que pour les corridors aériens.
Il en résulte que le programme des principales compagnies aériennes à Abu Dhabi, Doha, Dubai et Mascate retrouve une activité plus traditionnelle avec la mise en place des horaires d’été, débutant ce 28 mars. Pour le moment, les horaires proposées par Emirates, Etihad, flyDubai et Qatar Airways sont valides jusqu’au 15 ou jusqu’au 30 avril.
En revanche, les dégâts sur les aéroports de Bahreïn et de Koweït empêchent toute reprise du trafic depuis ces deux plateformes.
Un programme qui s’étoffe de nouveau
– Emirates offre désormais un réseau englobant 127 destinations, très proche de son réseau d’avant le conflit. Une douzaine de destinations, essentiellement en Australie et au Moyen-Orient, restent suspendues. Mais dix lignes ont été rouvertes, dont notamment Lyon-Dubaï.
Sur l’Europe francophone, Emirates propose ainsi 2 vols quotidiens en Airbus A380 sur Paris-CDG, 5 vols hebdomadaires en Airbus A380 sur Nice et 3 vols hebdomadaires sur Lyon en Airbus A350. La compagnie propose également un vol quotidien sur Bruxelles ainsi que sur Genève. Ces deux vols sont effectués avec des Boeing 777-300ER.
– Etihad a également étoffé son programme. Le transporteur d’Abu Dhabi dessert de nouveau 75 destinations, offrant des vols vers huit villes supplémentaires tandis qu’une dizaine de destinations -là encore essentiellement au Moyen-Orient- restent suspendues.
Côté Europe francophone, Etihad remet en service un Airbus A380 sur l’un de ces deux vols quotidiens depuis Paris-CDG. La compagnie propose un vol hebdomadaire en plus sur Bruxelles et Genève, soit un total de 5 vols par semaine pour chaque ville, effectués en Boeing 787.
– FlyDubai propose de nouveau plus de 100 destinations depuis et vers Dubaï. Soit 29 destinations supplémentaires comparées à la mi-mars. La compagnie reprend sa liaison au départ de Bâle-Mulhouse le 30 mars prochain, à raison de trois vols par semaine en Boeing 737MAX.
– Gulf Air ne dessert toujours pas Bahreïn mais assure une petite présence au départ de l’aéroport de Dammam en Arabie saoudite, à 85 km de la frontière du royaume. Elle propose ainsi trois vols par semaine entre Paris et Dammam depuis le 21 mars en Boeing 787.
– Oman Air continue de proposer quatre vols hebdomadaires vers Paris-CDG en Boeing 787-9.
– Qatar Airways dessert de nouveau 85 destinations mais son réseau Europe reste fortement limité avec seulement 14 villes jusqu’au 15 avril. Paris-CDG bénéficie néanmoins d’un vol quotidien en Airbus A350.
Néanmoins, tant que la situation dans le Golfe Persique reste incertaine, les compagnies aériennes locales demandent à leurs passagers de bien vérifier que les fréquences prévues auront bien lieu et de ne se rendre à l’aéroport qu’avec une confirmation dûment confirmée. Toutes offrent pour le moment une flexibilité totale dans le traitement des réservations ainsi que pour les conditions de remboursement.
Source : https://www.voyages-d-affaires.com/

