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LA GUERRE IRAN ISRAEL ETATS-UNIS BOULEVERSE LE TRANSPORT AERIEN DANS LE MONDE

Le conflit entre l'Iran d'un côté, Israël et les Etats-Unis de l'autre, représente l’une des perturbations les plus graves pour l’aviation du Golfe ces dernières années. Il suscite des inquiétudes quant à la stabilité de l’un des corridors aériens les plus importants au monde.

Le lancement par les Etats-Unis et Israël d’attaques de grande ampleur contre l’Iran a eu une conséquence immédiate pour tous les voyageurs : la dislocation du Golfe Persique comme hub du monde.

Si les compagnies aériennes avaient depuis quelques semaines décidé de suspendre certaines de leurs lignes de façon temporaire pour des raisons de sécurité -à l’instar de Lufthansa sur Téhéran ou Tel Aviv, les attaques de l’Iran vers ses voisins ont brutalement arrêté l’une des plaques tournantes les plus importantes du monde pour le trafic entre Europe, Asie et en partie Afrique.

Pour le deuxième jour consécutif, des drones et missiles iraniens lancés depuis l’Iran ont visé Bahreïn, le Koweït, le Qatar, les Émirats arabes unis -sans mentionner Israël. Si la plupart des drones ont été interceptés, les débris de certains d’entre eux ont fini par causé des dégâts tout en menaçant la sécurité des pays visés.

Des drones iraniens dans presque chaque aéroport du Golfe

On apprenait ainsi le 1er mars que le Terminal 3 de l’aéroport international de Dubaï – premier aéroport international du monde avec plus de 95 millions de passagers en 2025 – avait été touché par un drone. Ce qui a généré un début d’incendie et des dégâts -certes limités. Mais le drone iranien a forcé l’évacuation de l’aéroport. Dans le même temps, deux drones ont causé des dégâts sur deux hôtels, le Fairmont sur The Palm et le fameux Burj Al Arab, véritable icône du tourisme dubaïote.

Dans l’émirat voisin d’Abu Dhabi, des débris de drones ont causé la mort d’une personne et blessé plusieurs autres sur l’aéroport international Zayed. D’autres drones iraniens ont également partiellement détruit le terminal 1 à Koweït tandis que les autorités de Bahreïn indiquait n’avoir relevé que des dégâts mineurs sur l’aéroport suite à un drone iranien. De son côté, l’Arabie saoudite annonçait avoir abattu avec succès un drone volant en direction de l’aéroport de Ryad.

Aussi, les autorités ont fermé leurs espaces aériens, les compagnies Emirates, Etihad, Gulf Air, Qatar Airways, rejointes dimanche par Oman Air, ont suspendu leurs vols. La réouverture pourrait intervenir mardi après-midi, d’après les dernières informations communiquées par Etihad. Des informations qui restent bien sûr susceptibles d’évoluer.

A noter que la Jordanie a également fermé son espace aérien en raison de sa proximité géographique avec Israël. Le Liban pour sa part n’a, pour le moment, pas fermé son espace aérien. Néanmoins, beaucoup de compagnies aériennes -telle Air France- ont suspendu leur desserte de Beyrouth.

Les aéroports d’Arabie saoudite restent également ouverts, mais de nombreux vols vers le reste du Moyen-Orient sont de fait suspendus.

Le transport aérien mondial affecté par ricochet

Plus grave encore est la désorganisation des flux de trafic dans le reste du monde – et particulièrement en Europe. Le consultant Cirium a ainsi chiffré à quelque 1 700 le nombre de vols annulés entre samedi et dimanche.

Outre les compagnies aériennes du Golfe, Air France, British Airways, le groupe Lufthansa entre autres ont cessé la desserte de la région. Faisant disparaître brutalement le trafic des passagers en transfert vers d’autres parties du monde. A Dubaï par exemple, la part de passagers en transfert atteignait 40% du total accueilli sur la plateforme. Ce chiffre atteindrait 74% à Doha !

Selon le consultant OAG, Dubaï était en 2025 le second aéroport du monde en nombre de sièges offerts derrière Atlanta, à 62,4 millions. Mais contrairement à Atlanta, qui reste essentiellement domestique, le trafic de Dubaï est exclusivement international. Dans le classement OAG, Doha se classe en 10ème position avec 32,68 millions de sièges.

Toujours selon OAG, en février 2026, Emirates se classait comme la plus grande compagnie aérienne internationale au monde en termes de sièges-kilomètres offerts (ASK) et devrait exploiter 29,7 milliards d’ASK ce mois-ci, soit 49 % de plus que Qatar Airways, qui se classe néanmoins deuxième plus grande compagnie aérienne internationale avec 19,9 milliards d’ASK. Etihad arrive en 14ème position avec 9,7 milliards d’ASK toujours selon OAG. On peut donc aisément imaginer que la suspension des vols de ces trois transporteurs causent bien des soucis aux passagers sur tous les aéroports de la planète.

Les autorités aéroportuaires demandent aux voyageurs de rester chez eux et de vérifier auprès de leur compagnie aérienne si les vols ont bien lieu, avant de se rendre à l’aéroport. La situation pourrait malheureusement s’éterniser, même si Emirates et Qatar Airways ont annoncé vouloir reprendre leurs vols cette semaine. Air France indique de son côté qu’elle suspendait ses vols jusqu’au 3 mars 2026 de/vers Tel Aviv, Beyrouth, Dubaï et Ryad. Tout en précisant qu’elle réévaluera la reprise de ses vols en temps voulu.

La plus grande incertitude règne donc. D’autant que Donald Trump a annoncé dimanche soir qu’il prévoyait une opération militaire « d’au moins quatre semaines ». De quoi mettre à mal le statut du  » Moyen-Orient-hub-aérien-du-monde » si c’est réellement le cas.

Source : https://www.voyages-d-affaires.com/

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