16/03/2022

IATA

IATA: BILAN DE LA SÉCURITÉ DES VOLS EN 2021

L’Association du transport aérien international (IATA) a publié ses données sur les performances de sécurité de 2021 dans l’industrie du transport aérien commercial, une année marquée par la réduction du nombre total d’accidents (26) et des décès (121). Avec pour la première fois depuis quinze ans, une absence totale d’accidents mortels liés aux sorties de piste.

 

Si comme pour l’année 2020 il faut relativiser les statistiques de 2021, vu le ralentissement du transport aérien pour cause de pandémie de Covid-19 (22,1 millions de vols contre 36,6 en moyenne entre 2017 et 2021), les données de l’IATA confirment une amélioration générale sur cinq ans. Le nombre d’accidents est tombé de 52 en 2019 à 38 en 2020 et 26 en 2021sept de ces derniers ayant entrainé des pertes de vies humaines (contre cinq en 2020 et huit en 2019). L’IATA note aussi une baisse du taux d’accident, qui passe de 1,58 en 2020 à 1,01 en 2021, soit « un accident tous les 0,99 millions de vols ». Et elle souligne qu’aucune compagnie aérienne inscrite à l’IOSA (IATA Operational Safety Audit), soit 403 transporteurs dont 115 non-membres de l’association, n’a connu d’accident mortel l’année dernière, alors que leur taux d’accident était à 0,83 en 2019.

L’augmentation globale du risque de décès en 2021 à 0,23 contre 0,18 en 2020 est selon l’IATA due à l’augmentation des accidents mortels en turbopropulseurs. Il y a eu un seul accident mortel impliquant des avions à réaction l’année dernière, et le risque de décès en jet en 2021 était de 0,04 par million de secteurs, « une amélioration par rapport à la moyenne sur 5 ans de 0,06 ». Le résultat de l’année dernière signifie qu’en moyenne, « une personne devrait prendre un vol tous les jours pendant 10.078 ans pour être impliquée dans un accident faisant au moins un mort ».

L’autre indicateur négatif est celui du nombre d’avions turbopropulsés impliqués dans les accidents mortels : ils concernent six des sept crashes ayant fait des victimes. Leurs taux de destruction complète (hull loss) est passé de 1,59 à 1,77 (soit une destruction tous les 560.000 vols), quand celui des avions à réaction recule de 0,16 à 0,13 (soit une destruction tous les 7,7 millions de vols).

Deux régions en particulier ont retenu l’attention de l’IATA : les compagnies aériennes basées en Afrique subsaharienne ont connu quatre accidents en 2021, tous avec des avions à turbopropulseurs, dont trois ont fait 18 morts. Aucun des opérateurs ne figurait sur le registre IOSA. Il n’y a eu aucun accident de perte de coque de jet en 2021 ou 2020. Les compagnies aériennes basées dans la région de la CEI n’ont connu aucun accident d’avion mortel en 2021 pour la deuxième année consécutive. Cependant, il y a eu quatre accidents de turbopropulseurs. Trois d’entre eux ont entraîné 41 décès, ce qui représente plus d’un tiers des décès en 2021. Aucune des compagnies aériennes concernées ne figurait sur le registre IOSA.

La priorité pour l’Afrique est selon l’IATA « la mise en œuvre des normes et pratiques recommandées (SARPS) de l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI). À la fin de l’année 2021, quelque 28 pays africains (61% du total) avaient une mise en œuvre des SARP de 60 % ou plus. En outre, une approche multipartite ciblée sur des États spécifiques sera importante pour faire face aux événements répétés ».

« La sécurité est toujours notre priorité absolue. La forte réduction du nombre de vols l’an dernier par rapport à la moyenne sur 5 ans a amplifié l’impact de chaque accident lorsque nous calculons les taux. Pourtant, face à de nombreux défis opérationnels en 2021, l’industrie s’est améliorée dans plusieurs mesures de sécurité clés. Dans le même temps, il est clair que nous avons beaucoup de travail devant nous pour amener toutes les régions et tous les types d’opérations aux niveaux mondiaux de performance en matière de sécurité », a déclaré Willie Walsh, directeur général de l’IATA.

Taux de perte de coque de turbopropulseur par région de l’exploitant (pour 1 million de départs)

Cinq régions ont montré une amélioration ou aucune détérioration du taux de perte de coque de turbopropulseur en 2021 par rapport à la moyenne sur 5 ans. Les seules régions à avoir enregistré des augmentations par rapport à la moyenne quinquennale sont la CEI et l’Afrique. Alors que les secteurs pilotés par des turbopropulseurs ne représentaient que 10,99% du total des secteurs, les accidents impliquant des avions à turbopropulseurs représentaient 50% de tous les accidents, 86% des accidents mortels et 49% des décès en 2021. « L’exploitation des turbopropulseurs sera un domaine prioritaire pour identifier les voies et moyens de réduire le nombre d’incidents liés à certains types d’avions », a souligné le CEO Willie Walsh.

Taux de perte de coque de jet par région de l’opérateur (pour 1 million de départs)

Le taux moyen mondial de perte de coques à réaction a légèrement diminué en 2021 par rapport à la moyenne sur cinq ans (2017-2021). Cinq régions ont connu des améliorations ou aucune détérioration par rapport à la moyenne quinquennale.

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